eglise Ste Foy Selestat

Petite visite à l’église St Foy de Selestat.
Établie sur l’emplacement d’un édifice antérieur dont la forme était probablement celle d’une rotonde, l’église fut érigée (XIIe siècle) pour les moines bénédictins de l’Abbaye de Conques suite à une donation de Hildegarde de Buren, arrière-grand-mère de l’empereur Frédéric de Barberousse.
De l’église d’Hildegarde, subsiste la crypte sous le transept où elle est inhumée.

cliquez sur les images pour agrandir

le tegurium, lieu de sépulture du Christ à Jérusalem

LA CRYPTE :
un caveau funéraire de forme carrée – un hypogée – où se remarque un sobre tombeau. Cet espace peut être considéré comme une copie du tegurium, lieu de sépulture du Christ à Jérusalem.
Il aura fallu opérer bon nombre de restitutions pour rétablir l’ordonnancement primitif de cette réplique du Saint-Sépulcre, noyau central d’une église ronde édifiée vers 1087 par Hildegard von Büren, fondatrice du prieuré bénédictin.

cliquez sur les images pour agrandir

Voir les archives suivantes à ce sujet :

Ste Foy Selestat Annuaires ABH

Impressions de calme et de relation avec les profondeurs de la terre : voilà notre ressenti ici.

 

 

 

la crypte

La visite extérieure débute derrière l’église.

cliquez pour voir les détails

Les sirènes sur les églises représentent des croisements de courants d’eau.
Ceux-ci sont symbolisés par les queues des sirènes.

Le bœuf, animal tellurique par excellence est héritier direct du taureau de Mithra.
Le bœuf par sa puissance lunaire permet la fécondation de la terre et de la terre fécondée naîtra la Lumière.

Une ancienne porte gothique (fin du XIVème siècle) reliait le cloître du prieuré au bas-côté de l’église. Un porc et un aigle sont représentés sous l’arc brisé du côté gauche et un chien, passeur d’âmes, sous l’arc du côté droit.

Sur la porte nord romane, à colonnes, coussinets et rouleaux sculptés (XIIème siècle) le tympan est orné d’une scène de la fuite en Égypte (1847). Les chapiteaux présentent un décor de dragons ailés et d’entrelacs.

A l’entrée principale de l’église, nous remarquons
deux beaux lions, gardiens du seuil.

Le porche
Avant de pénétrer dans la nef, on traverse un porche voûté qu’on peut considérer comme un narthex, survivance d’une tradition paléochrétienne : les catéchumènes (postulants au baptême à l’époque de l’Eglise primitive) n’étaient pas autorisés à entrer dans le sanctuaire et devaient suivre les offices depuis ce vestibule.

 

 

 

 

 

 

Etrange impression quand on passe dessous

Le tympan repose sur deux atlantes formant console. Il est plat et recouvert d’une peinture moderne.

Les tailleurs de pierre responsables des chapiteaux des colonnes arrivant de Saint-Dié, d’un monastère de l’église primitive d’Irlande, possédaient une liturgie fortement emprunte de symboles celtes. On retrouve une forte ressemblance entre le décor des chapiteaux et ceux reproduits dans le manuscrit de Kells-Iona. Des chapiteaux à feuilles d’acanthes, provenant probablement de l’édifice primitif du XIème siècle, sont remployés lors de la reconstruction du XIIème siècle.
Le portail principal de l’église (XIIème siècle) conserve toutes ses sculptures d’origine. Les vantaux en bois et le décor, peint sur le tympan, datent de 1890

 

 

A l’entrée un labyrinthe
avec le symbole des 4 fleuves sacrés à chaque coin.
Une mosaïque, à l’entrée de l’église, posée en 1892, représente un labyrinthe entouré des 4 fleuves du paradis

Dans le transept des signes du zodiaque : par ces signes on nous rappelle que tout l’univers est contenu et représenté dans cet espace de l’église.

il y a encore tant de choses à découvrir dans cette magnifique église et il se fait tard. Ce sera pour une autre visite. Nous remercions les lieux pour ce qu’ils nous ont donnés.

Sources :
www.alsace-visite-guidee.info/sel_eglsf.htm
Dictionnaire des symboles Jean Chevalier et Alain Gheerbrant
Site de Mme Dulac
Remerciements aussi à Jean Jacques Meyfroid pour ses explications sur les symboles dans les cathédrales, les églises.